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SAMUEL : XTREME TRIATHLON "UNE EXPÉRIENCE MAGIQUE"

Samuel Lacroix, collaborateur de la marque Nabaiji et habitué des triathlons extrêmes, nous fait partager son expérience de nage

Le Xtreme Triathlon est une compétition internationale de triathlon qui se déroule chaque année à Eidfjord en Norvège. Considéré comme un des triathlon les plus durs de la planète, il réunit, 3,8 km de natation en eau glaciale, 180 km de vélo en montagne et 42 km de course à pied qui se termine quasiment en escalade.

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COMBIEN DE TEMPS T’ES-TU PRÉPARÉ POUR CET ÉVÉNEMENT MONDIALEMENT CONNU ?

 

« J’ai commencé à m’entraîner régulièrement en piscine pour la compétition dès que j’ai reçu la confirmation de mon inscription. C’était en Novembre 2014 de mémoire. J’avais donc neuf mois de dur labeur devant moi jusqu’à la compétition. À partir de fin Mars, j’ai commencé à m’entraîner en mer pour m’habituer aux faibles températures (12°/13°) et pour ouvrir mes chakras. »

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EXPLIQUE-NOUS TES ENTRAÎNEMENTS. SUR QUOI TE FOCALISAIS-TU SPÉCIFIQUEMENT ?

 

« Je m’entraînais à hauteur de quatre séances par semaine. Deux entraînements en piscine avec toute l’équipe NABAIJI et deux entraînements en mer tout seul ou accompagné par quelques collègues nageurs outdoor. Mes entraînements en bassin tournaient autour de 2,5 km et 3 km. Ils étaient « qualitatifs », je mettais l’accent essentiellement sur le rythme, la technique et l’intensité. Les entraînements en mer étaient plus « quantitatifs ». Il s’agissait de faire du foncier, de nager longtemps et d’apprendre à garder le cap sans repères. »

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COMMENT T’ES-TU PRÉPARÉ PSYCHOLOGIQUEMENT ?

 

« Ma préparation psychologique s’est surtout faite en mer. La traversée en natation est l’épreuve la plus anxiogène parce qu’il n’y a aucune visibilité, aucun repère, l’eau est froide (d’autant plus à 5 heures du matin)...
En Norvège, malgré une bonne météo et ma préparation, j’étais hyper stressé. Mon premier bain à Eidfjord a été terrible ! J’angoissais sur le fait de faire une hypothermie durant l’épreuve et je me demandais si j’allais réussir à tenir après ces 3,8 km. En effet, les chutes de neige ayant été particulièrement abondantes l’hiver précédent, et la fonte des neiges qui a perduré jusqu’a l’été, ont maintenu une eau très froide dans le Fjord.
Il fallait donc se préparer à combattre cette angoisse de plonger dans la gueule du loup, dans l’inconnu !
La veille du challenge, les organisateurs font un briefing et un Social Swim qui permet de « briser la glace », au propre comme au figuré, entre les compétiteurs. L’ambiance devient alors plus détendue et conviviale. »

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DURANT TA TRAVERSÉE À LA NAGE, AS-TU EU UNE FRÉQUENCE PARTICULIÈRE ?

 

« J’ai en effet dû adapter ma nage aux contraintes que réserve la discipline. En eau libre, et avec la combinaison, la flottabilité est meilleure (comme avec un pull buoy), j’ai donc essayé de réserver mes jambes au maximum. Ce sont elles qui sont les plus énergivores alors je ne faisais quasiment aucun battement. Au niveau des bras, je nageais moins en force qu’en piscine et avec une fréquence plus basse. La vraie difficulté était d’essayer de garder un maximum d’amplitude de mouvement face à un froid qui congestionne les muscles. J’avais l’impression d’avoir des bouts de bois à la place des membres... (ahahah). »

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DANS LES MINUTES PRÉCÉDANT LA COURSE, COMMENT SE DÉROULE TA PRÉPARATION PHYSIQUE ET PSYCHOLOGIQUE ?

 

« Juste avant la compétition, j’ai pris la décision de ne pas m’échauffer dans l’eau pour ne pas dépenser d’énergie dans le froid inutilement.
Sur le bateau, les vingt dernières minutes avant de sauter à l’eau j’étais extrêmement calmezen, dans ma bulle. Je me répétais : « On y est, fais ce que tu sais faire ».
C’était un vrai moment magique et de plénitude avant de plonger dans l’arène. »

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AS-TU RENCONTRÉ DES DIFFICULTÉS PENDANT TA TRAVERSÉE MALGRÉ LA LONGUE PRÉPARATION ?

 

« Mmh... Pas vraiment. Ah si ! Je me souviens que le froid (encore !) rendait la tâche très compliquée. J’avais l’impression de recevoir des décharges électriques sur le visage vers la fin de course. Ma tête me disait de m’appliquer sur mes mouvements, de glisser, de garder ma trajectoire alors que mon corps me demandait de sortir de l’eau le plus vite possible. »

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COMMENT AS-TU FAIT POUR GÉRER L’EFFORT AU LONG COURS QU’IMPOSENT LES ÉPREUVES EN EAU LIBRE ?

 

« Une fois dans l’eau, pour gérer ma course, j’ai commencé avec très peu de fréquence de bras. Je savais que j’allais me réchauffer au fil de la course et que mon intensité augmenterait au fur et à mesure. Je me forçais aussi à rester avec les autres compétiteurs, parce que nager seul en eau glacée, c’est aussi très dur psychologiquement.
Sur la fin de course tout est dans la tête et j’essayais de me reposer sur les appuis que j’avais encore... »

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PARLE-NOUS DE TA RÉCUPÉRATION APRÈS LA COURSE. ON SE REMET VITE DE CE GENRE DE COMPÉTITION ?

 

« À l’arrivée, après 13 heures 45 minutes d’effort (wouh !), j’avais mal partout et il faisait très froid. Durant la course, l’alimentation et l’hydratation ne se font que partiellement, mon système digestif était complètement en vrac. La récupération n’était donc vraiment pas optimale.
Mais j’ai eu la chance de venir en Norvège avec ma femme et mon frère. Ils ont été d’un vrai réconfort psychologique pour moi, avant, pendant, et après la course. »

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QUELS SERAIENT TES CONSEILS POUR CELLES ET CEUX QUI VEULENT PRATIQUER L’EAU LIBRE OU LE TRIATHLON ?

 

« De dédramatiser la nage en eau libre. C’est vraiment très différent de la natation en piscine. Un très bon nageur de bassin ne fera pas forcément un bon nageur d’eau libre. Il faut rester positif vis-à-vis de cette discipline.
La clé dans ce sport c’est de savoir se diriger et de garder le cap. Il faut aussi trouver la bonne combinaison (pour les entraînements et triathlons) et ne pas oublier de l’essayer avant ! »

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UN DERNIER MOT : QUEL EST TON PROCHAIN DÉFI ?

 

« J’aimerais vraiment beaucoup refaire cette fabuleuse compétition. C’est une expérience magique, réelle et vraiment unique qui restera gravée dans ma tête. L’organisation et l’ambiance y sont top, régis par la bonne humeur et le partage. Au-delà de tout ça, le fait de se donner corps et âme pour réaliser son rêve est tout simplement grandiose ! »

« Dans la vie de tous les jours on n’utilise pas notre corps à 100%. Et ce qui est prodigieux c’est que lorsque l’on relève ce genre de défis dans les règles de l’art, on ne sait plus où se trouve les limites. »

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