Natation : Quelle nage pour un triathlon ?

Votre prochain objectif : vous mettre au triathlon. Mais avant de commencer l’entraînement, une question s’impose… Sur quelle nage se concentrer ?

Natation : Quelle nage pour un triathlon ?

C’est décidé, vous souhaitez vous lancer un nouveau défi : terminer un triathlon. Sport complet, varié, challengeant et au contact de la nature, vous n’allez pas le regretter ! Sportif·ve, vous aimez vous surpasser, mais le triathlon ce sera une première. Pour mettre toutes les chances de votre côté, vous auriez bien besoin de quelques conseils ? Ici, je vais me concentrer sur une discipline : la natation. Que ce soit votre point fort ou votre point faible, cet article est fait pour vous ! 

Natation : Quelle nage pour un triathlon ?

QUEL TYPE DE NAGE EST RECOMMANDÉ POUR UN TRIATHLON ?

Si, lors d’un triathlon, vous pensiez pouvoir varier les plaisirs et les types de nage au gré de vos envies, sachez que 99,99% des triathlètes nagent le crawl. Pourquoi ? Car elle permet tout simplement d’aller plus vite. Bien que le règlement autorise toutes les nages, il est donc recommandé de se tourner vers le crawl.

Si c’est votre point faible, pas de panique vous pouvez progresser ! Pour gagner en confiance, rien de mieux que de prendre quelques cours ou consulter nos conseils. Mieux vaut commencer par revoir les bases et bien les maîtriser, plutôt que de vous jeter à corps perdu dans des heures et des heures de pratique avec une mauvaise gestuelle.

Pour les confirmés en natation, vous le savez déjà sûrement, pour bien nager le crawl, la gestion de la respiration et de la technique sont primordiales. C’est donc sur ces aspects qu’il faudra concentrer vos efforts en priorité au début de vos entraînements.

Pour les débutants, il peut être intéressant d’alterner crawl et brasse à des moments stratégiques. Ma première recommandation serait de ne pas annoncer un temps trop ambitieux sur votre fiche d’inscription. Ainsi, vous éviterez la cohue et les bousculades du début de la course en partant après les premières vagues de triathlètes. C’est justement à ce moment-là, sur les 20 ou 30 premiers mètres, que la brasse à son intérêt. Elle vous permet de poser tranquillement votre nage et de bien respirer. Une fois à l’aise, vous pourrez passer au crawl. L’autre étape durant laquelle la brasse est utile est lors du passage de la bouée. Dans ce moment un peu stressant où vous faites face à une dizaine de personnes, la brasse rassure et permet d’être précis tout en changeant facilement de direction.

Enfin, si vraiment le crawl, ça ne passe pas, n’abandonnez pas votre projet triathlon, ce serait dommage ! Vous pouvez alors miser sur la brasse. Vous irez moins vite et fatiguerez davantage vos jambes mais c’est tout à fait possible ! Alors ne lâchez rien. :)

COMMENT PROGRESSER EN CRAWL ?

Tout d’abord, savez-vous comment bien se positionner pour réaliser le crawl ? En cas de doute, je vous invite à regarder ces vidéos et à reproduire la technique de base en prenant le temps nécessaire. Ensuite, pour vous améliorer en crawl, éducatifs et accessoires sont vos amis ! Pull-boy, planche, plaquettes et tuba frontal vous aideront à mieux vous positionner, travailler votre respiration et votre glisse. Le positionnement de la main, le mouvement de la tête pour respirer, ou encore l'impulsion du battement des jambes peuvent faire toute la différence le jour de l’épreuve. Rappelez-vous que la nage est la première étape du triathlon, la maîtrise du crawl vous permettra d’économiser de l’énergie pour les épreuves suivantes.

Une fois que la technique est comprise, il est important de travailler votre endurance avec de longues distances comme 3500 mètres. Puis, à la fin de votre plan d’entraînement, sur les deux dernières semaines, vous pouvez vous concentrer sur votre vitesse en réalisant des sprints. L’objectif est d’avoir de bonnes sensations et de ne pas s’épuiser avant la compétition. Pour un triathlon de distance M, vous devrez savoir nager 1500 mètres d’affilée. Habituer votre corps à cet effort est indispensable pour être prêt le jour J car vous n’aurez pas de rebords sur lesquels vous appuyer en cas de fatigue.

Natation : Quelle nage pour un triathlon ?
Natation : Quelle nage pour un triathlon ?

QUELLE PRÉPARATION POUR LE JOUR J ?

Pour une préparation optimale, nager avec votre combinaison avant la compétition est un passage à ne surtout pas oublier. En maillot de bain ou en combinaison de triathlon, les sensations ne sont pas les mêmes. Évitons au maximum les surprises lors du jour J. En plus, les essais vous permettront peut-être d’être rassuré en constatant que la combinaison, grâce au néoprène, favorise le flottement. Un vrai plus le jour de l’épreuve car vous réalisez peu de battements et économisez de l’énergie, bonne nouvelle n’est-ce pas ? Mais attention qui dit combi, dit crème anti-frottements ou vaseline car sinon gare aux irritations ! Elle sera aussi d’une grande aide pour retirer votre combinaison en sortant de l’eau. Bref, c’est un indispensable !

Quand vous serez vraiment à l’aise côté technique, il va falloir vous lancer et nager en eau libre. Température de l’eau, courant, absence de couloirs, de rebords et manque de visibilité sous l’eau, sont des paramètres qui peuvent être déstabilisants. S’entraîner dans les mêmes conditions que le jour de la compétition est la clé d’un entraînement efficace. D’autant que le jour J, vous serez entouré des autres athlètes. Il faudra savoir rester concentrer sur votre objectif, et ce, malgré les potentielles bousculades. N’hésitez pas non plus à courir, même quelques minutes, juste après votre entraînement de natation. Le corps n’est pas habitué à ce type d’effort donc, là encore, il est utile de bien se préparer en travaillant cette transition.

ATTENTION : Qui dit entraînement de nage en eau libre dit binôme en mer ou sur terre vivement recommandé. Il n’est pas question de prendre des risques inutiles, restez prudent. :)

CE QU’IL FAUT GARDER EN TÊTE LE JOUR DE LA COMPÉTITION

Le grand jour approche ! La technique de nage c’est ok, l’allure c’est ok, l’entraînement en conditions réelles c’est ok, maintenant il va falloir tout donner et surtout prendre du plaisir ! Pour éviter les petits désagréments le jour J, voici mes derniers conseils.

- Deux options s’offrent à vous pour les lunettes. Vous pouvez positionner votre bonnet, puis vos lunettes et enfin enfiler le bonnet de la compétition. Ainsi, tout devrait rester en place mais une fois les lunettes mises il est difficile de les bouger et le dernier bonnet peut s’échapper. Seconde option, vous enfilez le bonnet de la compétition puis vous positionnez vos lunettes. Cela vous permet de faire des ajustements durant l’épreuve si besoin, mais vous n’êtes pas à l’abri qu’un concurrent vous les retire par inadvertance. À vous de voir !

- Allez dans l’eau, voire même faites quelques mouvements, avant votre départ pour vous habituer à la température. Mais attention allez-y, si possible, assez longtemps avant votre course pour ne pas avoir de difficultés à enfiler votre combinaison une fois mouillé.

- Adoptez une position stratégique au départ. Pour un premier triathlon, je vous conseille de partir derrière ou sur les côtés. Mieux vaut perdre quelques secondes au départ que de se prendre malencontreusement un coup en étant au cœur du peloton !

- Durant la nage, n’hésitez pas non plus à vous positionner de façon à bénéficier de l’impulsion d’un autre nageur plutôt que de la subir. Aux pieds d’un autre triathlète ou sur le côté, au niveau des hanches, vous profitez de son aspiration, ce qui vous permet d'économiser de l’énergie. Pour autant, cela ne vous dispense pas de garder un œil sur la direction que vous empruntez, la personne que vous suivez peut faire des erreurs et mal s’orienter. Avoir un repère visuel est donc l’idéal.

Vous savez à présent tout ce qu’il faut mettre en place pour réussir l’épreuve de natation de votre nouveau challenge sportif ! Si vous souhaitez avoir plus d’informations sur des points en particulier ou des exemples de plans d’entraînement, n’hésitez pas à consultez nos autres articles. En suivant toutes ces recommandations lors de votre préparation, c’est confiant que vous plongerez dans l’eau le jour J. Et qui sait, peut-être qu’au-delà de finir cette course, vous réaliserez un temps plus qu’encourageant !

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