swim-trek

STÉPHANE : SWIM TREK "EN COMMUNION AVEC LA NATURE"

Stéphane Avennec, collaborateur de la marque Nabaiji, faisait partie de l’innauguration du Swim Trek

L‘année dernière se déroulait la première édition du Swim Trek, une compétition internationale de natation en eau libre. Ce challenge prend place dans la Lagune de Dakhla au Maroc et se divise en quatre étapes pour un total de 25km (5km/6km/10km/4km). Il est ouvert aux professionnels comme aux amateurs dans un seul but : se dépasser et repousser ses limites.

number1

TOI QUI ES NAGEUR DE PISCINE COMMENT S’EST PASSÉ LA TRANSITION ENTRE CES DEUX ENVIRONNEMENTS ?

 

« J’ai débuté ma préparation deux ou trois mois avant la compétition. On était en Été à cette période là donc j’ai commencé à intégrer à mon planning quelques sorties en mer pour m’habituer à une discipline que je ne connaissais pas vraiment. J’ai vraiment du faire un effort pour apprendre à m’orienter. Quand on est nageur de piscine c’est compliqué de ne plus avoir de repères... Je savais aussi que j’allais devoir m’habituer à nager en combinaison ce qui coupe les mouvements et modifie la technique de nage. J’ai également varié mes activités pour préparer d’autres zones musculaires à l’effort avec de la course à pied, du vélo et du roller. Mais apprendre à garder le cap, à placer ses appuis malgré les vagues et le courant, ça s’apprend sur le terrain directement. »

number2

SUR QUOI TE FOCALISAIS-TU PENDANT TES ENTRAÎNEMENTS POUR ÊTRE PERFORMANT LE JOUR J ?

stephane-swimtrek

 

« J’ai tout de même continué à m’entraîner en piscine mais sur des distances beaucoup plus longues afin d’apprendre à dépasser ma zone de confort et à absorber plus facilement les kilomètres. Je me souviens notamment d’un 30 x 200 mètres...
En piscine, j’ai axé mes entraînements sur le haut du corps parce que je savais que mes jambes n’allaient servir qu’à me stabiliser. Le travail de bras occupait environ 95% de mon temps d’entraînement. J’utilisais beaucoup les plaquettes de nage et le pull buoy et j’essayais de me fixer un rythme pour déterminer ma vitesse de croisière idéale. J’ai stoppé les entraînements intensifs environ huit jours avant le Swim Trek pour y arriver affûté et frais. Le but était vraiment de pouvoir vivre mes épreuves dans le plaisir et non la souffrance. »

number3

PARLE-NOUS DE TA PRÉPARATION PSYCHOLOGIQUE ?

 

« Je suis nageur depuis toujours, mais l’eau libre était vraiment un terrain inconnu pour moi, je n’ai donc pas voulu partir la fleur au fusil, mais avec une réelle humilité devant l’effort. Je savais que ça n’allait pas être une compétition facile et que tout pouvait arriver. Je ne me sentais pas vraiment anxieux ou stressé mais je ne prenais rien à la légère. J’abordais vraiment chaque course comme un match à part entière. J’avais été méticuleux dans toutes les facettes de ma préparation et je savais que toute expérience bien préparée était forcément une expérience réussie. »

number4

LE BUT PREMIER DU SWIM TREK EST DE FINIR LA COURSE ET NON DE LA REMPORTER. ET TOI, COMMENT L’ABORDAIS-TU ?

stephane-swimtrek

 

« Il y avait une soixantaine de personnes sur la ligne de départ et pour un compétiteur, l’idée de performer est bien entendu toujours là, ahah ! Mais j’ai abordé cet événement comme une totale découverte, une aventure. L’essentiel pour moi était de prendre du plaisir mais aussi, et surtout, de réaliser que ma préparation avait porté ses fruits et de me dire « Je l’ai fait ! ». Je voulais savoir de quoi j’étais capable sur un domaine qui m’était encore inconnu. Finalement, j’ai réussi à prendre le plaisir que j’attendais et j’ai terminé à la sixième place, donc on peut dire que le contrat a été bien rempli ! »

Comment as-tu géré tes courses durant cette compétition ?

« Durant toutes mes courses j’ai essayé d’avoir un rythme soutenu dès le début (en en gardant sous le coude bien sûr) pour me dégager le plus rapidement possible des concurrents et être libre de mes mouvements. J’ai pu comme ça éviter la plupart des remous et vagues faites par les autres nageurs et probablement aussi éviter certains coups... Ensuite, j’ai tenté de trouver et de m’accrocher aux meilleurs pour faire la course avec eux et trouver mon rythme. Dans ce genre de situations il faut quand même rester vigilant parce que l’on n’est pas à l’abri de s’accorder sur un concurrent qui perd ses repères et le cap de la course. Tout le monde est susceptible de s’égarer. »

number5

TOI QUI ÉTAIS NAGEUR DE HAUT NIVEAU EN PISCINE, PEUT-ON COMPARER CES DEUX DISCIPLINES ? MALGRÉ ÇA, EST-CE QUE TON EXPÉRIENCE DE HAUT NIVEAU T’AS SERVI PENDANT LE SWIM TREK ?

 

« Mon expérience de nageur m’a effectivement beaucoup servi notamment dans la gestion de course et dans mes appuis. Malgré tout, ce sont deux disciplines différentes mais qui se complètent. En eau libre on ne ressent pas les mêmes sensations, on ne peut pas vraiment réutiliser ses aptitudes de nageur en piscine et donc on doit s’adapter. C’est un peu comme comparer du vélo de route et du VTT. Là où mon expérience de sportif de haut niveau m’a le plus servi, c’est lors de ma récupération. Enchaîner quatre courses de cette ampleur là nécessite une récupération optimale, ce qui signifie une bonne hydratation, une bonne alimentation, des étirements et surtout bien dormir ! »

number6

L’AMBIANCE ÉTAIT COMMENT LÀ-BAS ? PLUTÔT COMPÉTITIVE OU CONVIVIALE ?

 

« Pendant ce séjour j’ai vraiment pu ressentir une vraie osmose entre les participants. Il y avait plus d’une quinzaine de nationalités, et tous les soirs on ne bivouaquait plus avec soixante concurrents mais avec soixante amis. Tout le monde était content d’être ensemble et un vrai esprit de solidarité dans l’effort se faisait ressentir. Tout le monde s’encourageait avant les épreuves et se félicitait après. J’ai eu, en plus de ça, la chance de faire ce Swim Trek avec deux autres collaborateurs de Nabaiji, donc la convivialité au camp n’en était que plus grande. »

Que retiens-tu de cette expérience ?

« C’est vraiment une expérience à vivre. La difficulté était d’arriver à rester focalisé sur sa course en étant en même temps émerveillé par les paysages et l’environnement extraordinaire que la région nous offrait. On était en réelle communion avec la nature et c’est ce qui était éblouissant. Je le conseille à tous les nageurs friands de nouveaux challenges, de nouvelles sensations. C’est un réel défi sur soi-même. J’ai d’ailleurs tellement pris de plaisir lors de ce baptême d’eau libre que j’inclus maintenant plus facilement des séances d’eau libre à mon planning, parce que j’ai appris à aimer ça. »

number7

AS-TU LE BON CONSEIL À DONNER À CELLES ET CEUX QUI VEULENT SE METTRE À L’EAU LIBRE ?

 

« En tant que tout nouveau pratiquant d’eau libre, je conseillerais à ceux qui veulent s’y mettre de prendre toutes les précautions nécessaires. Même en étant bon nageur, il peut être déstabilisant de ne plus avoir ses repères. Evitez d’y aller seul et de trop vous éloigner du bord. Ce qui est important aussi, et peu de gens y pensent, c’est d’opter pour un équipement visible avec des couleurs vives. »

number8

TU AS TOUJOURS ÉTÉ COMPÉTITEUR DANS L’ÂME. T’ES-TU FIXÉ UN PROCHAIN CHALLENGE ​​​​?​​​

 

« J’avoue ne pas encore y avoir réfléchi mais il serait tentant de réhitérer l’expérience pour la deuxième édition du Swim Trek qui se déroulera fin Novembre 2016. Aussi, avec toute la team Nabaiji je participerai à la traversée de la Baie de Saint Jean-de-Luz le 14 Juillet ! »

DÉCOUVREZ NOTRE SÉLECTION DE CONSEILS

Blog
Brassard évolutif Tiswim

Rentrez au cœur de l’innovation de l’Éveil Aquatique avec le Brassard Evolutif Tiswim Nabaiji !

Régis
Blog

C’est presque devenu un événement incontournable dans la ville de Saint-Jean de Luz au Pays Basque. La traversée de la baie qui s’étend de Socoa jusque Saint-Jean rassemble de plus en plus de monde chaque année.

Blog

Les championnats du monde ont eu lieu à Barcelone du 19 juillet au 4 août. L’équipe de Nabaiji était forcément présente pour encourager ses partenaires techniques venus disputer les compétitions en solo et en équipe.
 

Blog
nageur-hyperlaxe
Les nageurs ont parfois une morphologie atypique. Saviez-vous qu’une de leurs particularités était l’hyperlaxité ? L'expression "comme un poisson dans l'eau" n'a jamais été aussi vraie !
HAUT DE PAGE